Procrastination : j'arrête de reporter au lendemain !

Procrastination : j’arrête de reporter au lendemain !

Procrastination : j'arrête de reporter au lendemain !

Fâcheuse tendance à reporter au lendemain (ou à jamais) ce que l’on peut faire le jour même, la procrastination est un fléau pour qui aimerait (se mettre à) écrire.

Procrastination : j'arrête de reporter au lendemain !

La procrastination consiste à remettre au lendemain une tâche précise, qui pose le plus souvent problème.

Ce terme né du latin pro (« en avant ») et crastinus (« du lendemain ») est entré dans le langage courant il y a quelques années, mais beaucoup pensent qu’un·e « retardataire chronique » est quelqu’un qui ne fait rien.

LA PROCRASTINATION : QU’EST-CE QUE C’EST EXACTEMENT ?

Plus que remettre au lendemain une tâche que l’on peut accomplir le jour même, la procrastination consiste à reporter une tâche précise, généralement problématique. Procrastiner n’est donc pas ne rien faire. Procrastiner ne revient pas à passer le plus clair de son temps sur les réseaux sociaux, par exemple.

La procrastination, comme ça, ça n’a l’air de rien, mais elle peut réduire à néant de beaux efforts. Par ailleurs, elle peut cacher d’autres sources qu’un bête manque de motivation.

LA PROCRASTINATION PARCE QU’ON NE SENT PAS LÉGITIME

Quand on écrit – et même si rien ni personne ne nous oblige à comparer avec la prose des autres –, on ne peut pas s’empêcher de rester admiratif·ve des œuvres d’autrui. Frappe alors, parfois, la sensation de se foutre de la gueule du monde : j’ai nommé le syndrome de l’imposteur.

Ce syndrome puise dans le manque d’estime de soi, en plus de l’ennui, l’apathie, voire l’anxiété. Il rend les phrases caduques, les suites de paragraphes illogiques et les dialogues monotones. Enfin, pas vraiment. Votre peur de ne pas y arriver s’en charge très bien toute seule.

L’écriture est un exercice à pratiquer régulièrement si l’on veut s’améliorer. On peut avoir les bagages nécessaires de vocabulaire, grammaire et autres bases, et chercher encore son style. Je sais, dit ainsi, c’est flou au possible et ça ne vous aide pas tellement. Mais si vous avez déjà commencé à écrire, vous voyez de quoi je parle. Les tâtonnements en écriture sont normaux. Les phases de procrastination aussi ; à vous, cependant, d’en déterminer la cause si vous vous y complaisez au lieu d’essayer d’avancer.

L’ESTIME DE SOI

L’estime de soi est une petite bête capricieuse. Certain·e·s se sentent capables de conquérir le monde, d’autres peinent à sortir de chez elleux. Certain·e·s attachent trop d’importance au regard des gens, d’autres se disent qu’iels n’y arriveront jamais… Heureusement, l’estime de soi, ça se travaille. Avec patience et amour, on peut se prouver que son écriture n’a rien à envier à celle des autres. Chacun·e la sienne, voilà tout.

ÊTRE BIEN DANS SON ÉCRITURE

Pour commencer, rien ne vous oblige à écrire quelque chose d’utile. Écrivez déjà pour vous, exactement ce que vous auriez envie de lire, sans vous préoccuper de ce qui se vend actuellement sur le marché. Bien sûr, vous pouvez écrire pour des tas de raisons ! Être bien dans son écriture, c’est ce que j’appelle ne pas écrire pour écrire, mais par envie ou besoin. De communiquer un message, de penser à soi, d’en faire sa catharsis…

Pour être bien dans son écriture, il faut savoir pour quelle raison on décide/a décidé d’écrire et ce qui nous pousse à continuer. Il faut assumer ce que l’on fait, s’assumer soi-même et ne pas perdre le fil rouge de ce qui nous motive.

Procrastination : être bien dans son écriture

SI VOUS ACCORDEZ TANT D’IMPORTANCE AUX AUTRES, PENSEZ À CECI

Si la réussite des autres envahit votre espace d’écriture, d’une façon ou d’une autre, vous pouvez la mettre à profit. Demandez-vous si la personne derrière son écran était sûre d’elle quand elle a commencé son premier roman. Demandez-vous pourquoi elle serait plus légitime d’écrire que vous. Demandez-vous s’il est possible que le monde entier soit plus légitime que vous dans quelque domaine que ce soit. Évidemment, c’est impossible. De même que son attention n’est pas rivée sur vous ou vos textes.

Tout le monde doute. Tout le monde commet des erreurs. C’est humain. Et hormis vous pousser à vous refermer dans votre bulle, la procrastination ne vous aidera pas à surmonter vos appréhensions et vos faiblesses d’écriture.

Procrastination : se tromper et recommencer

Concentrez-vous sur la rédaction de votre texte. Ne vous fermez pas aux autres, mais cessez de vous poser par rapport à eux. Ne comparez pas l’incomparable. Ne comparez pas un·e auteur·e débutant·e avec un·e confirmé·e. Ni le temps disponible à chacun·e.

PROCRASTINATION ET GESTION DU TEMPS

Le Bullet Journal, le Miracle Morning, les applications sont autant de méthodes pour apprendre à gérer son temps au quotidien. Là où le Bullet Journal et le Miracle Morning sont un moyen de (re)mettre le pied à l’étrier et de contourner la procrastination, les applications se révèlent comme leur suite logique.

LE BULLET JOURNAL (OU BUJO POUR LES INTIMES)

Le Bullet Journal est, pour me paraphraser, destiné aux désorganisé·e·s, têtes en l’air (comme moi), personnes overbooké·e·s, avec plusieurs casquettes/identités à gérer.

Avant de vous lancer, la tête la première, dans la création d’un Bullet Journal, il faut bien savoir qu’il ne s’agit pas d’une solution miracle. Si vous voulez botter le cul de la procrastination, il faudra vous tenir à votre BuJo, le remplir… Pas forcément en faire une œuvre d’art, mais le compléter et le tenir à jour sont un minimum. Si vous pensez ne pas avoir le temps de gérer cet outil, oubliez ou investissez dans des stickers tout prêts. Mais si vous estimez qu’il pourrait réellement vous aider, il serait dommage de vous en priver.

Petite page Peter Pan… #bulletjournal #detente #organisation 📚🖊☁

Une publication partagée par Aude Réco (@aude.reco) le

Débrouillez-vous pour trouver le temps de vous en occuper. (Je sais, c’est facile à dire.) Le Bullet Journal est utile pour se vider la tête, ordonner ses tâches (ici, c’est l’écriture qui nous concerne) et anticiper sa To-Do List quotidienne ou hebdomadaire. Il vous permettra de préparer vos objectifs concrètement, car comme le dit toujours ma mère : « Un travail bien préparé est un travail à moitié fait. »

Lire aussi “Un Bullet Journal pour la gestion de son temps”.

Bien souvent, le BuJo fait partie d’une routine que l’on appelle Miracle Morning.

LE MIRACLE MORNING : LE SECRET D’UNE MATINÉE PRODUCTIVE ?

Vous avez très certainement déjà entendu parler du Miracle Morning, ce phénomène mondial qui prône non pas le « lever tôt », mais le « lever plus tôt », et qui a gagné en popularité en 2016. Peut-être même vous a-t-il déjà tenté·e ?

Miracle Morning

Comme pour le Bullet Journal, le Miracle Morning peut vous aider à lutter contre la procrastination, à condition de vous y tenir.

Sport, yoga, lecture, journal d’auteur·e… Le Miracle Morning vous permettra d’aménager du temps pour vos priorités. Si vous vous levez plus tôt pour procrastiner, votre routine matinale ne servira à rien et vous en ressortirez déçu·e.

Lire aussi “Le Miracle Morning : le secret d’une matinée productive ?”

Se motiver seul·e chaque matin n’est pas forcément aisé pour tou·te·s. Heureusement, des applications existent et vous stimuleront !

DES APPLICATIONS POUR LA GESTION DE VOTRE TEMPS

La procrastination étant partout et se manifestant sous diverses formes, l’auteur·e en manque de motivation use de tous les moyens disponibles. Si l’on pointe souvent Internet et les réseaux sociaux du doigt en matière de procrastination, sachez  qu’ils peuvent aussi se ranger à vos côtés.

Noisli m’aide à me concentrer, à l’aide de ses ambiances sonores : café, vent dans les feuilles d’arbres, oiseaux qui pépient, bruissements d’une rivière… L’intensité est réglable et il est possible de créer ses propres combos.

Pinterest motive mon inspiration et j’aime toujours autant y traîner pour remplir mes tableaux d’épingles en tous genres.

Écrivant essentiellement sur papier, j’utilise aussi Evernote et un dictionnaire des synonymes.

Lire aussi “Des applications pour la gestion de son temps”.

Mais malgré tous ces outils et méthodes, il se peut que votre goût pour la procrastination vienne d’une peur tenace : celle de ne pas réussir à écrire votre texte.

LA PROCRASTINATION ET LA PEUR DE NE PAS Y ARRIVER

Étant donné que la procrastination est l’art d’éviter une tâche problématique, il se peut fortement que votre peur de ne pas y arriver vous détourne de votre objectif : écrire votre texte, court ou long.

Avant de se lancer dans l’écriture, il convient de savoir deux, trois petites choses à son propos. Comme le fait qu’elle prend du temps et bouffe une énergie considérable.

GÉRER LES DIFFÉRENTES PHASES D’ÉCRITURE

L’écriture d’un texte s’apparente souvent au yo-yo émotionnel. Enthousiasme à fond les ballons ou moral en chute libre, il vous faudra apprendre à gérer ces différentes phases qui peuvent gâcher tout le processus créatif, voire le réduire à néant. Dit comme ça, c’est plutôt effrayant, et ça le sera encore plus quand vous saurez que la gestion de ces phases repose essentiellement sur vous et votre volonté.

Maintenant que vous savez, penchons-nous sur la question.

Écrire peut parfois s’avérer « traumatisant » pour le corps et l’esprit. Le corps parce qu’il n’est pas fait pour rester assis et quasiment immobile des heures durant (mes cervicalgies chroniques peuvent en témoigner), et l’esprit, car certaines phases du yo-yo émotionnel dont je parlais ci-dessus durent parfois longtemps. Le plus souvent, elles sont proportionnelles à la longueur de votre texte. A contrario, les enchaîner sur une longueur plus courte, et donc, bien souvent, sur une durée réduite, est éprouvant aussi.

Procrastination : écrire son roman

L’enthousiasme

Vous commencez votre texte. Si vous avez suivi la méthode du flocon pour les préparations ou au moins gribouillé quelques scènes au préalable, afin de tâter la température, normalement, vous avez déjà fait connaissance avec vos personnages. Mais l’euphorie du début, flocon ou pas, reste ce qu’elle est : une période où tout est possible, les options s’accumulent, des idées d’approche(s) vous viennent et ça vous met en joie.

Rassurez-vous, ça ne va pas durer.

La désillusion

Avec la désillusion s’amorce une lente chute vers la sous-estimation. Vous réévaluez la solidité de l’intrigue, l’utilité de certains persos, de certaines situations, vous vous demandez si vous êtes capable d’arriver au bout de ce manuscrit.

La réponse est oui !

Le sursaut d’optimisme

On remet le pied à l’étrier, on n’abandonne surtout pas, et arrive le sursaut d’optimisme. S’il est bon pour le moral, un trop-plein risquerait de forcer un jugement peu raccord avec le texte. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un premier jet et qu’il sera rarement bon tel quel.

La chute libre

Là, normalement, vous constatez qu’en effet, votre premier jet ressemble à une espèce de chaos organisé en scènes et en chapitres. Il faudrait revoir tel passage, réécrire telle présentation de perso… Tout comme pendant l’étape de la désillusion, résistez à l’envie de revenir en arrière. Relisez pour vous remettre dans le bain, surtout si vous n’avez pas touché à votre texte depuis longtemps, mais empêchez-vous de corriger. Ma petite technique perso : je prends des notes dans un carnet, ça me permet de regrouper certains points avant les corrections, mais ce n’est pas encore l’heure de corriger !

Je-vais-y-arriver

Que votre texte soit bon ou mauvais à vos yeux, vous le terminerez. Autrement, vous aurez l’impression d’avoir tout raté et une immense déception ressortira de l’expérience. Si votre manuscrit est réellement mauvais, en revanche, le mieux serait encore d’enclencher une réécriture, au moins pour voir, mais vraiment en cas de bouse infâme.

Eh, Rome ne s’est pas construite en un jour.

Je-vais-y-arriver (bis repetita)

Cette fois, en mode euphorie-c’est-bientôt-terminé. Les 10 derniers pour cent sont là et n’attendent que vous. Même si vous avez une irrésistible envie de finir, ne bâclez pas ! (Dixit la fille qui bâcle TOUJOURS ses fins.)

Logiquement, maintenant que vous savez au moins ça, vous pouvez commencer à rentabiliser votre temps d’écriture.

ET SI, MALGRÉ TOUT, JE N’Y ARRIVE PAS ?

Je ne prétends pas que cette peur n’existe pas ni qu’elle est illégitime, juste, le plus souvent, exagérée. L’échec dans l’écriture est bien réel. Seulement, si votre prose ne vous satisfait pas, il ne faut pas avoir peur de la reprendre du début, voire la réécrire. Relecture, prise de notes, synopsis, préparation… Ces étapes, peu importe l’ordre que vous leur accord(er)ez, sont là pour vous aider à atteindre le point final. On s’en fiche si votre texte est bourré de fautes ou d’incohérences : ce n’est qu’un premier jet ! Pensez-y. Il n’a pas vocation à être parfait et vous aurez tout le temps de le retravailler. La procrastination ne vous y aidera pas. Pensez-y aussi. Prendre le recul nécessaire et repousser l’échéance au trente-six du mois sont deux comportements bien distincts.

Lire aussi “Améliorer son temps d’écriture”.

Maintenant que vous savez que sans échec, point d’apprentissage, il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans l’écriture ! Pensez à l’organisation et à la préparation. N’oubliez pas que la procrastination vous empêche de progresser. Et envisagez de vous planter, vous vous rendrez un sacré service !

Pour aller plus loin, Aujourd’hui, j’écris ! est en précommandes numériques et papier.

Procrastination : demain, j'arrête !

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