En avril, rien de nouveau. Je participe au Camp NaNoWriMo depuis 2012 et je crois que le moment est venu de m’arrêter.

Et ton Camp NaNoWriMo 2018, alors ?

Le Camp NaNoWriMo, ça a été bien le temps que ça a duré. Cette année, pour la première fois, je me suis interrogée sur l’intérêt de poursuivre.

J’ai abandonné le NaNoWriMo en 2017 par manque d’interactions avec les autres participant·e·s. J’abandonne le Camp NaNoWriMo pour les mêmes raisons – les membres de la cabine de cette année ont été très présents, mais jamais au même moment –, si ce n’est aussi par habitude.

LA ROUTINE EN ÉCRITURE : BONNE OU MAUVAISE CHOSE ?

Je lis très, très souvent qu’il est important d’adopter une routine d’écriture : s’installer derrière un bureau, si possible à heures fixes, s’aménager une plage horaire, voire se réserver une pièce pour travailler… Camp NaNoWriMo ou pas Camp NaNoWriMo, il paraît évident que la routine entretient un lien étroit avec une écriture dite (ou reconnue comme étant) sérieuse.

Miracle morning, morning routine… Puisqu’on vous dit de penser « matin » et « routine » ! Pour devenir un·e auteur·e « professionnel·le », il faut se bâtir une routine en acier trempé. Pour participer au Camp NaNoWriMo, certain·e·s vous tiendront le même discours. Spoiler alert : une routine en plein Camp NaNoWriMo vous emmerdera peut-être plus qu’autre chose, car une routine, ça se tient.

BREF, ET TON CAMP NANOWRIMO ?

40700/25000 mots. À 10000 mots près, je bouclais un NaNo, mais là n’était pas mon intention. La preuve, je misais sur 25000 mots. Il y a deux ou trois ans, je pouvais atteindre 70-100000 mots sur un Camp NaNoWriMo ou un NaNo. Mes textes n’en ressortaient pas forcément plus pourris qu’aujourd’hui. Enfin, si, mais la faute ne revenait pas au rythme imposé par un Camp NaNoWriMo.

Pour cette session, j’ai misé sur peu de mots pour deux raisons : le temps et les à-côtés.

J’ai décrété, voici un an environ, que l’écriture resterait prioritaire sans l’être. C’est-à-dire que je passerais moins d’heures le nez dans mes carnets et plus dans des bouquins, par exemple. C’est-à-dire que j’utiliserais le temps de « non écriture » pour lire, rattraper mon retard en séries TV, films, documentaires…

Premier constat : mon écriture s’en porte beaucoup mieux. Deuxième constat : moi aussi. (Physiquement et moralement.)

Lire aussi “Nourrir son inspiration pour écrire mieux”.

CAMP NANOWRIMO ET ROUTINE

J’écris essentiellement entre 5 h 30 et 7 h 30, chaque matin, hors weekend. Toutefois, selon le genre de mon manuscrit, je peux aussi écrire l’après-midi. Ce Camp NaNoWriMo ayant été un gros n’importe quoi dans les textes, j’ai produit la moitié d’une romance en deux semaines, avec des séances d’écriture essentiellement réparties l’après-midi.

Contre toute attente, ce Camp NaNoWriMo n’aura suivi aucune routine, alors que je suis très routinière. J’ai surtout profité du soleil et de la chaleur après la mi-avril ; d’ailleurs, il suffit de regarder ma courbe de statistiques pour comprendre que ma motivation dépend en partie de la météo.

Pas de routine, donc, et pourtant, ma progression ne s’est jamais si bien portée ! Comme je l’écrivais plus haut, le problème d’une routine est de s’y tenir.

UN CAMP NANOWRIMO HORS ROUTINE

D’habitude, je suis une obsédée de la deadline. Pas cette fois. Pour le Camp NaNoWriMo, j’avais prévu de travailler sur :

  • l’ajout de l’axe central dans la partie 2 d’Ocre rouge ;
  • le chapitre 5 de Poulpinou ;
  • les chapitres 9 et 10 de #LancerDeDés ;
  • Par le sang du loup ;
  • À tire d’ailes.

Ocre rouge n’a pas avancé d’un iota. Poulpinou non plus. #LancerDeDés a eu droit à des corrections sur la partie 1, mais c’est tout. Par le sang du loup a un peu avancé. À tire d’ailes aussi. (Surtout des scènes en vrac histoire de bien me représenter mes personnages dans le texte sans avoir à tout réécrire.)

À cela s’est ajoutée, à la mi-avril, une romance contemporaine sous pseudo absolument pas prévue et sans filet. J’ai donc partagé mes quatre semaines entre quatre projets, sans compter des nouvelles pour un recueil sous pseudo.

POURQUOI M’EN SUIS-JE SORTIE MALGRÉ TOUT ?

Parce qu’OR-GA-NI-SA-TION ! La perspective de bien avancer un projet aussi. (Ma romance contemporaine a pris 23000 mots en dix jours.)

Bullet Journal et To-Do Lists ont grandement contribué à l’envol de mes mots. Me tenir à jour dans la checklist aussi. Et je ne parle même pas de mon objectif « moins d’écriture, plus du reste » ! (Ce qui fait que j’ai trouze mille trucs à vous présenter ici et sur la chaîne, mais une étape à la fois.)

Lire aussi “Organiser ma rentrée d’écrivain : BuJo, applications, réseaux et détente”.

MES LECTURES EN CE CAMP NANOWRIMO

  • Classmates – #1 – Asumiko Nakamura – Hana Collection
  • Classmates – #2 – Asumiko Nakamura – Hana Collection
  • Classmates – #3 – Asumiko Nakamura – Hana Collection
  • King Helios – Tome 1 – Belinda McBride – Voy’el
  • Les douze peurs de l’écrivain·e – Marièke Poulat – autoédition

Et ton Camp NaNoWriMo, alors ?
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