Je continue de réfléchir au développement de mon futur roman de fantasy (que j’écrirai partiellement pendant le Camp NaNoWriMo d’avril) et, aujourd’hui, je travaille sur une partie qui, je dois bien l’avouer, me met en joie : la magie et la religion.

Dans l’article de la semaine dernière, j’écrivais que l’un des intérêts à employer la magie dans un roman est les limites qu’elle peut atteindre. En effet, la magie ne peut pas tout résoudre, sinon, ce serait trop facile. (Pour voss personnages, mais aussi pour vous.) J’ai très envie de jouer là-dessus : la magie peut-elle maintenir l’équilibre du monde ? Pas si des personnes mal intentionnées (et disposant elles-mêmes de magie) s’y opposent. Et je pense que nous sommes d’accord pour dire qu’elles n’auraient pas besoin de la magie si elles le voulaient.

Des personnes mal intentionnées, il y en a partout. Concernant mon pays fictif, je sais que la faille viendra du gouvernement. (Une décision l’opposera à Kaffir Quatre-Vent, et celui-ci s’exilera pour conserver la paix dans son royaume, mais je ne connais pas encore les tenants et aboutissants exacts qui mèneront à ce choix.) L’idéal serait que cette décision implique la magie ; peut-être une loi pour l’interdire dans la vie quotidienne parce qu’elle perturbe l’équilibre du pays.

Autre pouvoir en place à prendre en compte (parce que le gouvernement n’est pas le seul impliqué) : l’ordre religieux. Il me paraît logique de le lier à la magie, comme un gardien du temple. Je n’ai absolument pas envie de faire de mes religieux des personnes fanatiques, qui perdent les pédales et croient aux exorcismes. Je souhaite en dresser un portrait moins chaotique, moins égoïste que ce que l’on retrouve souvent les fictions.

Ma religion reposerait essentiellement sur l’interprétation des signes (ce que nous, on appellerait « coïncidences », « hasard » ou « alignement des planètes ».) Il y aurait des figures respectées. Je ne sais pas si je peux parler de divinités ; je dois encore y réfléchir. L’ensemble est encore très flou dans mon esprit, mais il commence à ressembler à quelque chose. Disposer de quelques bases m’aidera à fouiller un peu plus l’histoire magique et religieuse de mon pays à cette époque. (Quelques siècles avant l’hippopotame des neiges, dont l’époque se rapprocherait d’un bon fin dix-huitième siècle.) D’ailleurs, point important, puisque je parle de l’hippopotame des neiges : la science a pris le pas sur la magie dans ce roman, et j’aimerais donc creuser un écart par rapport au futur roman de fantasy. (En mode la magie ne peut pas tout résoudre, mais, dans ce monde, la science non plus.) Si le véritable équilibre du pays résidait dans une co-existence entre science et magie ? Entre le corps et l’esprit ? Entre le concret et l’abstrait ?

Je crée mon univers de fantasy

Aude Réco

Je suis autrice dans les genres de l’imaginaire et la romance à destination des adultes et des jeunes adultes.

Mes fictions ont un but divertissant, tout en abordant des thématiques qui me sont chères, sans forcément verser dans la morale : passé, identité, famille, différence, vie après la vie. (Parce je préfère voir la mort comme une étape non définitive.)

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