Je me souviens avoir écrit, un jour, : « Je sais que le NaNoWriMo nous demande juste d’écrire un roman en 30 jours, mais finir avec un torchon, non merci. J’ai mes principes. » J’ai aussi précisé détester écrire sale.
Cet article s’adresse surtout à celleux qui sont obnubilé·e·s par la propreté de leur premier jet et tenté·e·s de relire cinquante fois leurs dernières phrases avant d’écrire la suite.
 
Écriture et premier jet : les défauts de fabrication
 
J’expose ici un vrai problème. Certaines personnes ne parviennent pas à s’immerger complètement dans leur texte, à écrire sans y réfléchir, sans penser à tous ces défauts de fabrication qui s’accumulent, et le NaNoWriMo aidant, cette peur de mal faire ou de ne jamais en voir le bout augmente. Qu’à cela ne tienne.

NANOWRIMO ET PREMIER JET

Il nous arrive à tou·te·s, je crois, de lorgner sur nos dernières phrases, nos dernières idées et de ne pas en penser le plus grand bien. Tel point aurait besoin d’être remanié, ce dialogue est trop long pour sonner juste, ce personnage devrait apprendre à la boucler, car il parle pour ne rien dire.
Écrire un roman, qu’il soit le premier ou le quinzième, reste un défi en soi. C’est quelque chose que l’on veut réussir, un challenge que l’on veut relever. Écrire un roman en un mois est une autre paire de manches et on veut se prouver qu’on en est capable. Malheureusement, ce qui est permis à l’un·e ne l’est pas à l’autre. Chacun·e avance à sa manière, mais il existe quelques trucs et astuces qui permettent, non pas de réussir les doigts dans le nez, mais de relativiser. Car il y a beaucoup de choses à gagner en participant au NaNoWriMo : concentration, régularité, capacité à gérer (plus ou moins) en un temps record, rigueur…
 
NaNoWriMo logo
 

SE DÉTACHER DE SON TEXTE

Tant que vos petites habitudes ne vous ralentissent pas ou ne vous empêchent pas d’écrire, tout va bien. À chacun·e sa méthode. Pour les autres, apprendre à se détacher du texte me paraît judicieux.
Qu’il soit minutieusement préparé à l’avance ou non, votre roman traînera toujours ses casseroles. Rassurez-vous, un jour, vos perles vous feront bien marrer. NaNoWriMo ou pas, d’ailleurs. Je ne dis pas que la mise en condition est toujours aisée, il y a des hauts, des bas, bref, ce sont les montagnes russes et tout et n’importe quoi peut impacter votre (routine d’)écriture. Absolument tout : une journée tendue, le chat malade, une fuite d’eau, la fatigue, pas envie… Raison de plus – quitte à écrire chaque jour – pour vite boucler son quota quotidien et filer dans un bon bain, devant sa série télé favorite ou plonger le nez dans un bon livre.
Pour cela, il n’y a pas de secret : on ne lambine pas et on verra bien ce que ça donne une fois le point final posé. Souvent, après, ça pique les yeux, mais commencez déjà par vous rôder. La propreté viendra plus tard. Dites-vous que certain·e·s écrivain·e·s n’ont jamais été et ne seront jamais fichu·e·s d’écrire un premier jet propre.

LA CULPABILITÉ EN ÉCRITURE

Il y a un mot à votre ralentissement : la culpabilité. Celle de ne pas réussir, de ne pas respecter les clauses du contrat que l’on a passé avec soi-même, de faire moins bien que les autres.
Primo, qu’est-ce qui vous dit que vous faites moins bien que les autres ? Qu’est-ce qui vous garantit que le roman de X ou Y est de toute beauté, qu’il est écrit avec l’efficacité que vous vous reprochez de ne pas atteindre ?
Deusio, dans l’optique d’une publication, qu’est-ce qui vous fait croire que le roman de Z sera accepté chez un éditeur ou qu’il marchera en autoédition ? Comment pouvez-vous vous assurer de la vie de ce texte au-delà de son écriture ?
Tertio, laissez-vous aller et ne vous préoccupez pas des autres. C’est mauvais pour le moral quand le wordcount des buddies atteint des sommets et vous risquez de tomber dans le piège de la compétition bête et méchante.
 
 
Pour conclure, gardez à l’esprit qu’écrire, même s’il s’agit d’un travail, doit rester un plaisir, mais aussi et surtout, que vous n’êtes pas là pour épater la galerie. Enfin, dernière astuce : pensez à mettre régulièrement (voire très régulièrement) votre wordcount à jour. Le voir augmenter pourrait bien vous redonner le sourire.
Je vous laisse en compagnie de ma vidéo, qui regroupe cinq clés pour (espérer) réussir le NaNoWriMo. (Vidéo sous-titrée, bien sûr.)
 

Écriture et premier jet : les défauts de fabrication
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