La semaine dernière, je vous invitais à un tour rapide sur Taily Fair, l’île où se déroule toute l’action de mes Murmureurs. Vous aviez pu y faire la connaissance de James, que je vous propose de retrouver aujourd’hui.

« James suivait Edward à la trace. Ce type, avec ses airs aimables, lui inspirait une honnêteté mitigée. Qu’est-ce qu’il venait faire dans un endroit perdu tel que Taily Fair ? Qu’est-ce que cette île de malheur lui apporterait ?

Edward fermait sa salle quand Abigail l’aborda. Une liaison. Déjà ! La méfiance de James payait. Cet étranger débarquait sans se soucier des autres ou de leur tranquillité, et comble du comble, il jetait son dévolu sur la brebis égarée du troupeau dès le deuxième soir ! Quel répugnant personnage ! Voilà qui contrarierait Matthew, lui qui apparaissait prêt à répondre de son hôte.

— La bouteille, cracha James dans un murmure. C’est la bouteille qui le corrompt.

Il n’avait jamais été très pieux, mais reconnaissait un cas désespéré, contre nature ou impie, quand il en croisait un. De là à dire qu’Edward Borrow était le mal personnifié et qu’il exacerberait les malheurs sur l’île, il n’y avait qu’un pas. Au pire, Edward l’était véritablement. Au mieux, il servirait de bouc émissaire en cas de conflit interne.

— Qu’est-ce que tu fabriques ? Ça ne te ressemble pas de sortir après dix-huit heures.

James se tendit et ordonna à sa sœur de ne plus prononcer un seul mot. Dix-huit heures. Cet instant à partir duquel, chaque jour, il ne mettait plus les pieds dehors. Pour une fois qu’il dérogeait à cette règle – stupide règle ! –, Johanna allait l’ennuyer avec ça. »

Les Murmureurs est disponible sur Books on Demand, Amazon, Kobo, Fnac, Decitre… En papier ou en numérique, n’hésitez pas à vous le procurer pour découvrir l’origine de la règle des dix-huit heures !

Aude Réco

Je suis autrice dans les genres de l’imaginaire et la romance à destination des adultes et des jeunes adultes.

Mes fictions ont un but divertissant, tout en abordant des thématiques qui me sont chères, sans forcément verser dans la morale : passé, identité, famille, différence, vie après la vie. (Parce je préfère voir la mort comme une étape non définitive.)

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