Les réseaux sociaux, c’est beaucoup de « Moi, je », de « Regardez mon chien/mon bébé comme il est beau » et autres propos autocentrés. Ceci n’est pas une critique, je suis la première à y parler de mon Champollion d’amour. (Et puis chacun·e fait bien comme iel veut.) Je vais ici parler de mon propre cas, à savoir celui de l’autrice qui n’avait plus rien à raconter, qui n’avait plus de jolies histoires à proposer à son audience. (Puisque c’est ainsi que le marketing les aime, paraît-il.)

La vérité est que j’en ai eu assez de jouer la comédie, de suivre des méthodes-clés et d’essayer de remplir tous les critères possibles et imaginables. D’autant plus qu’à côté, ça me prenait du temps, et, par conséquent, je n’écrivais presque plus. (Alors que c’est la base de mon activité !) Avec un rythme d’écriture réduit, j’ai moins publié et envoyé moins de manuscrits aux maisons d’édition. J’ai aussi commencé à perdre l’habitude d’écrire régulièrement, au profit de contenus. (Pour les réseaux sociaux, notamment.)

Le problème (me semble-t-il) vient de ce que j’ai placé mon énergie dans ces contenus et plus assez dans l’écriture. Au bout d’un moment, je n’ai plus eu rien à raconter parce que je ne faisais rien en termes d’écriture. Je n’avançais pas suffisamment dans mes projets, je n’avais aucune publication en vue. Et pour alimenter ses réseaux sociaux, il faut avoir de quoi raconter. Surtout quand on a une page Facebook, un compte Instagram et un profil Twitter. (Le seul que j’ai fini par garder.)

Comme je l’expliquais dans ma Bulle créative #13, les réseaux sociaux sont un peu l’open space de celleux qui travaillent depuis chez elleux : difficulté de concentration, efficacité ralentie, frustration… Dans cette même bulle, j’ai aussi abordé le sujet du temps, autant celui que j’ai à ma disposition que celui que je perdais quasi quotidiennement à préparer des posts de moins en moins likés, commentés et, sans doute, de moins en moins vus et/ou lus. Tout ce que je viens de vous exposer m’a poussée à fermer mon compte Instagram au profit de mes priorités : ce blog (avec Pinterest, puisque la plupart de mon trafic vient de là), la newsletter et le Patreon. Sans oublier, bien sûr, l’écriture. Je me suis d’ailleurs fixé un défi pour cette nouvelle année, mais j’en ai parlé plus en détail dans la Bulle créative #15.

Pour alimenter ses réseaux sociaux, il faut avoir de quoi raconter

Aude Réco

Je suis autrice et créatrice de contenus sur internet. Je publie au sein de maisons d’édition comme en autoédition. (Petit caveau, Voy'el, Rocambole.)
Mon genre de prédilection est le fantastique. (Avec une préférence pour le gothique.)

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