Nous voici presque à mi-parcours du NaNoWriMo et je commence à voir pas mal de personnages qui s’émancipent, de participant(e)s très en retard et d’autres qui se disent que tout reste possible. Et de mon côté ? La routine s’est installée, quoiqu’un peu chaotique, mais j’avance.

NaNoWriMo 2017

Novembre n’est définitivement pas le meilleur mois pour un NaNoWriMo, en ce qui me concerne. Je bouge, j’ai la tête en plein dans les préparatifs de fin d’année et les oreilles dans ma playlist de Noël. Bref, c’est très Noël et j’ai moyennement envie d’aligner des mots. Enfin, ça, c’est compter sans mon café et mes personnages qui me poussent à continuer de raconter leur histoire.

Sur cette dernière semaine de NaNoWriMo, j’ai eu : un chasseur de primes très amoureux qui vit une mauvaise passe, un scientifique qui laisse derrière lui des traces un peu trop symétriques et des démons qui deviennent un poil envahissants. À côté de ça, je continue tranquillement ma réécriture de Par le sang du loup, toujours publié sur Wattpad.

Lire Par le sang du loup sur Wattpad.

2-3 TRUCS POUR UN MI-PARCOURS DE NANOWRIMO SEREIN

1ER TRUC : ne pas se focaliser sur le retard, sinon on désespère et bonjour le retard supplémentaire. Non, on se ressaisit, les enfants, et on se prend en main.

2ÈME TRUC : l’avenir n’appartient pas (forcément) aux auteurs qui se lèvent plus tôt que les autres. Je ne suis pas anti-Miracle Morning, mais force est de constater que ça ne fonctionne pas sur tout le monde. Si vous êtes du soir, mieux vaut vous aménager un créneau en fin de journée.

3ÈME TRUC : c’est mieux quand les personnages qui s’émancipent ne deviennent pas systématiques de notre façon d’écrire. Ça créé des incohérences et entraîne des révisions de synopsis parfois lourdes. Normalement, vos personnages ont été étudiés sous toutes les coutures et vous avez anticipé les passages hors des clous. Je ne dis pas que l’émancipation d’un personnage ne doit jamais se produire, mais à un moment, il faudra peut-être vous demander pourquoi ça arrive si souvent.

LES NOUVELLES DIFFICULTÉS LIÉES À CE NANOWRIMO

À vue de nez, je dirais la « vraie vie » et la fatigue qu’elle engendre sur moi. Bon, je travaille depuis chez moi, ce qui me facilite grandement les choses, ne nous mentons pas. Pour autant, même les jours où je ne sors pas, je ne reste pas le cul vissé sur ma chaise de bureau pour écrire. L’inspiration – en tout cas, la mienne – ne bouillonne pas d’avoir le nez collé à mes carnets. Sans parler de mes autres activités qui prennent du temps : blog, autoédition, un collectif à ne pas laisser mourir à petit feu (aheum)…

DIFFICULTÉ 1 : ÉCRIRE

Ce n’est pas un secret, j’ai des problèmes de santé non définis (c’est-à-dire que personne ne sait ce qui coince) qui m’empêchent de passer tout le temps que je voudrais à écrire. Le plus compliqué, en période de NaNoWriMo, c’est sûrement ça : rester derrière l’ordinateur, dans la même posture pendant un certain temps, de me laisser entraîner dans mon histoire et en ressortir avec des douleurs qui m’obligeront à lever le pied pendant 2-3 jours. Si je ne fais pas attention, c’est tout mon rythme d’écriture qui prend un coup dans l’aile à cause des migraines (voire migraines ophtalmiques), cervicalgies, mâchoire coincée…

DIFFICULTÉ 2 : LES BLOCAGES

Avec les nombreux projets en cours, difficile de rester bloquée, penserez-vous. D’autant que dans l’article de la semaine dernière, j’écrivais qu’une scène du Projet 1 en débloque souvent une du Projet 2, mais multiplier les textes en cours ne permet pas toujours d’échapper au blocage.

Lire aussi « NaNoWriMo 2017 : le mois le plus chargé de l’année ».

Je ne parle volontairement pas du syndrome de la page blanche, car j’écris, reviens en arrière, repars, change plus haut… Tout ce qu’il ne faut pas faire en période de NaNoWriMo, pour des raisons de productivité. Le problème est que j’ai de plus en plus de mal à écrire sans revenir en arrière ; j’ai besoin d’aménager au mieux le terrain du premier jet pour me faciliter les corrections, exactement comme je procède avec les synopsis de travail.

DIFFICULTÉ 3 : LE NOMBRE DE PROJETS

Ayant toujours procédé ainsi, oui, je suis plutôt rodée dans l’exercice du jonglage entre les projets. Ce qui ne signifie pas que je m’en sors toujours les doigts dans le nez. Mes réflexions types ressemblent à « Mais je n’ai pas déjà utilisé ce mot deux lignes au-dessus ? » ou « J’ai déjà usé de cette image ailleurs, mais où ? »

La joie du NaNoWriMo, c’est de multiplier ces impressions. Je me retrouve donc à partir à la pêche à la répétition parce que, comme je l’écrivais dans le paragraphe précédent, j’ai besoin d’avoir un premier jet plus propre que ceux de mes débuts. (Le souvenir de mes premiers textes en phase de correction me hantera jusqu’à la fin de mes jours.)

MA PLAYLIST DE CE SEMI-NANOWRIMO

The Needle – Myrath

Valse des fleurs (Casse-noisette) – Tchaïkovsky (London Symphony Orchestra)

Jolie coquine – Caravan Palace

Fucked with an anchor – Alestorm (Qui reflétait bien mon humeur du moment)

 

Et de votre côté, ça va toujours ? Travaillez-vous sur un, deux projets ou plus ?

NaNoWriMo 2017 : à mi-parcours, quand tout va (plus ?) mal
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