Ce qui peut paraître fou aux yeux de certain·e·s est, en fait, très cohérent. Le NaNoWriMo est un défi qui se déroule sur la longueur, et on ne peut pas tenir la distance avec le même nombre de mots jour après jour. Pas sur une longue durée, en tout cas. (Certain·e·s font le NaNo en mode sprint, ce qui est encore autre chose et un état d’esprit différent.)

Dans mon article qui annonçait ma participation à cette édition du NaNoWriMo, je vous partageais mes cinq astuces pour un mois de novembre serein. (D’ailleurs, je les reposte régulièrement sur mon Pinterest, donc, n’hésitez pas à m’y suivre pour toujours plus d’astuces d’écriture et d’organisation !) Ma première astuce était :

Ne vous mettez pas la pression. Ni pour aligner pile 1667 mots par jour, ni pour écrire votre quota quotidien, ni pour essayer de combler les jours où vous ne pourrez pas écrire.

L’irrégularité et les manquements font partie du jeu.

Les manquements semblent mon mot d’ordre, cette année. Encore plus que d’habitude. Je me suis donc interrogée sur les raisons de ces manquements. La concentration ? Je l’ai retrouvée grâce à vingt minutes de travail en profondeur quotidiennes pendant une semaine. (Ou presque. Hum.) La motivation, alors ? Pas tout à fait, mais on y vient. La fatigue, peut-être ? Il y a de ça, aussi. La fatigue et le sentiment d’être sur tous les fronts : écrire, promouvoir mes ouvrages pour les Fêtes qui approchent, alimenter mes réseaux sociaux (en mode cool, mais quand même), la vie quotidienne, la maison que j’ai décorée pour la fin de l’année, le goûter d’Halloween que j’avais organisé… Mi-octobre, j’ai commencé à mettre de côté mes activités de l’après-midi (lecture, loisirs créatifs, films…) pour réussir à planifier le plus possible d’articles pour novembre. L’idée était de me dégager plus de temps pour consacrer mon mois de novembre au NaNoWriMo. Le 1er, la vie quotidienne m’a rattrapée (il faut bien remplir le frigo), et j’ai commencé le 2. Fatiguée. Déjà. Peu motivée à la seule pensée des vacances, le 10 décembre.

Encore tout ça à tenir. Avec des weekends à rendre visite à la famille, donc, moins de temps de repos. Avec ces 1667 mots quotidiens que j’aimerais bien écrire histoire de finir La Dernière pièce dans ma tête au fond. Si je n’écris pas, je ne publie pas, je ne gagne pas de quoi vivre et soigner mon chien. Pourtant, si je ne me repose pas, je ne peux pas écrire. C’est le prix de la tranquillité d’esprit, alors, quitte à me traîner toute une journée avec mes chaussons de Noël aux pieds, autant le faire dans les règles de l’art.

J’ai initialement partagé cette réflexion dans mon journal du NaNoWriMo 2021, sur mon Patreon. Vous pouvez devenir contributeur·rice dès 3 € mensuels. Merci de soutenir la création indépendante !

Une pause en plein NaNoWriMo ?

Aude Réco

Je suis autrice et créatrice de contenus sur internet. Je publie au sein de maisons d’édition comme en autoédition. (Petit caveau, Voy'el, Rocambole.)
Mon genre de prédilection est le fantastique. (Avec une préférence pour le gothique.)

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