Tout ce qui va changer ! (Retour vers un rythme plus lent)


Depuis deux, trois ans, j’ai l’impression de courir. J’avance, à mon rythme, pourtant, je cours toujours malgré mon envie d’adopter un rythme plus lent.

Mon écriture, mes projets progressent d’une façon qui me convient, mais le reste est devenu, à mes yeux, trop prenant. J’adore ce que je fais, le blog, la chaîne, proposer du contenu pour aider les jeunes et moins jeunes auteur·rice·s à y voir plus clair. Néanmoins, ça ne doit pas mettre mon écriture en équilibre précaire.

TOUT CE QUI VA CHANGER ! (RETOUR À UN RYTHME PLUS LENT)

Je suis quelqu’un qui a besoin d’avoir plusieurs projets sur le feu pour avancer. Cette possibilité de multiplier les romans, d’y revenir quand je le souhaite (ou pas), pour moi, c’est l’essence même de la liberté. Mais la liberté ne se fait pas au prix du repos, quelle qu’en soit la forme.

Au début de cette année, j’avais annoncé ralentir le rythme d’autopublications. Nous sommes en septembre, j’ai autoédité un recueil de nouvelles, j’ai un roman en précommande et un autre qui doit paraître pour Noël.

Pour développer ma chaîne, je suis parfois passée à deux, voire trois vidéos hebdomadaires. En contrepartie, j’ai rogné sur le temps accordé au blog, tant pour des raisons de planning que par envie de revoir la formule.

C’est trop. C’est beaucoup trop. Pour moi, mais aussi pour vous.

VERS UNE RÉORGANISATION DE MON RYTHME

Mon souhait d’adopter un rythme plus lent part d’un long constat.

Déjà, cette année, j’ai instauré ce que j’appelle la « limite des trois tâches » : trois tâches par jour dans le travail. Souvent, chacune implique d’autres tâches, plus petites, rapides à effectuer. Depuis cette mise en place, je ne dépasse plus mes six heures quotidiennes de travail. Je ne veille pas jusqu’à tard dans la nuit du vendredi au samedi pour boucler tout ce qui doit l’être. Je ne vis plus sous la pression des innombrables tâches à rayer pour éprouver un sentiment d’accomplissement.

Ce sentiment, aujourd’hui, je le puise dans ma capacité à dire « Stop ». J’éprouve toujours autant de plaisir à alimenter le blog et la chaîne, si ce n’est davantage. M’installer derrière le bureau, chaque lundi matin, est comme un retour aux sources qui se répète.

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Ce matin, j'ai lu un article sur le temps hyper passionnant et super raccord avec ma propre conception de ce temps qui manque à presque tou·te·s. . J'ai grandi dans une famille où chacun·e allait toujours à cent à l'heure, où il fallait faire vite, si possible bien, en peu de temps. C'était devenu une vraie performance de tout caser avant les cours, une organisation à la minute près, un défi de tous les instants. Ce n'est qu'en quittant le domicile familial que j'ai compris à quel point j'avais vécu sous pression pendant toutes ces années. (Je n'en veux absolument pas à mes parents, qui ont reproduit le schéma qu'ils connaissent. Ils sont formidables et bienveillants, m'ont toujours encouragée dans mes projets, mais ils sont de ce qu'on appelle "la vieille école", où la performance, notamment en terme de temps, est très appréciée.) . Il m'aura fallu attendre un an et demi dans un studio devenu décidément trop petit pour deux humains, des livres et un chien pour réaliser que je devais arrêter. Davantage penser à moi. Pour comprendre que ce que je prenais jusqu'alors pour une contrainte, une entrave, n'avait toujours été qu'un allié. Le temps est un allié. Il diffère pour chacun·e de nous, et c'est aussi à chacun·e de nous de le gérer en fonction de ses attentes, besoins et disponibilités. Le temps se prend et s'emploie au cas par cas. . Il m'aura fallu encore quatre à cinq ans pour comprendre à quel point j'avais assimilé l'habitude de me dépêcher, de caser le plus de tâches possibles dans une journée pour avoir l'impression d'avancer. Parce que j'avais appris sur ce modèle. Aujourd'hui, je me suis détachée de tous ces impératifs. Je travaille de chez moi, ça facilite les choses (ou pas), mais, au moins, je mène une vie créative qui me corresponde. . J'ai appris à ne plus forcer, à modifier mon planning en fonction de, à aménager des pauses, à m'arrêter pour regarder autour de moi, plus encore depuis que j'ai un super appareil photo. Longtemps, le monde a avancé sans moi. Je sais que je ne le rattraperai pas, mais j'en profite au maximum. Étape par étape. . #ecrire #ecriture #organisation #creativite #lecture #cocooning #detente #projets #vismaviedautrice #2019

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UN RYTHME PLUS LENT POUR VALORISER SES PRIORITÉS

Rythme plus lent ou pas, mes priorités restent les mêmes :

  • écrire, mener tous ces projets qui me passent par la tête, me poser pour y réfléchir en rêvassant (le meilleur moyen pour moi d’évaluer le potentiel d’une idée)
  • alimenter le blog et la chaîne, qui sont à la fois des sources de contenu pour vous et des vecteurs d’expression que j’adore
  • développer les « annexes de l’écriture », c’est-à-dire les ateliers et les coachings.

Mon rythme plus lent est l’occasion de trier ce qui est vraiment prioritaire de ce qui ne l’est pas. Avant, j’avais tendance à donner trop d’importance à des tâches qui pouvaient attendre.

Au terme de longs débats avec moi-même, je suis parvenue à déterminer ce qui va changer dès octobre.

CE QUI VA DONC CHANGER

Je ne dérogerai pas, ici, à ma règle de trois. Ma gestion du blog, de la newsletter et de la chaîne seront les piliers de mon changement.

UN RYTHME PLUS LENT POUR LE BLOG

Au cours de cette année, j’ai déjà diminué le nombre d’articles mensuels, passant d’un par semaine à un toutes les deux semaines. (Environ deux par mois, du coup.)

J’ai décidé de réduire encore avec un seul article mensuel. J’estime le blog assez fourni pour me le permettre. Par ailleurs, je continuerai de revoir d’anciens articles pour les actualiser.

En résumé :

  • un article inédit chaque premier mardi du mois.

UN RYTHME PLUS LENT AUSSI POUR LA CHAÎNE

Côté chaîne, je vais m’en tenir à une vidéo hebdomadaire, toujours le dimanche matin à 10 h 30, et réfréner mes envies d’aborder dix mille sujets à la minute. On oublie donc la vidéo surprise du jeudi soir.

Seuls les Mardi Conseil (le dernier mardi du mois) restent à leur place, mais ils remplaceront désormais la vidéo du dimanche.

En résumé :

  • une vidéo chaque dimanche à 10 h 30, sauf la dernière semaine
  • un Mardi Conseil le dernier mardi du mois à 17 h 30.

UN FORMAT COMPLÈTEMENT REVU POUR LA NEWSLETTER

Si la newsletter porte le nom de « communauté » depuis peu, c’est bien dans l’optique d’en créer une, loin du schéma que j’ai utilisé jusqu’alors.

En comparant mes statistiques, j’ai réalisé que mes abonné·e·s sont essentiellement intéressé·e·s par mes retours d’expérience en écriture et en (auto)édition.

Au final, je me penche très peu sur la question et me concentre sur des sujets déjà abordés sur le blog. (Oui, entre le blog, la newsletter et la chaîne, je commence à savoir jongler pour leur trouver un terrain d’entente.)

Dès ce jeudi, ça change ! J’ai repensé la newsletter comme un article à part entière, que les abonné·e·s pourront retrouver aussi sur le blog, avec du contenu supplémentaire.

La communauté, c’est :
 Un envoi mensuel (pas de spam) ou un envoi hebdomadaire (si vous êtes averti·e de chaque nouvel article
 Des trouvailles, infos pratiques et imprimables.

J’en profiterai aussi pour proposer un tout petit questionnaire afin de recueillir les préférences quant aux sujets à venir.

SI JE RÉSUME : LES RENDEZ-VOUS À RETENIR (DÈS OCTOBRE)

Si je résume (j’ai à cœur de vous faciliter la tâche dans ce méli-mélo de jours et horaires), ça nous donne, chaque mois :

  • une vidéo chaque dimanche à 10 h 30, sauf la dernière semaine
  • un article le premier mardi du mois
  • une newsletter à la mi-mois
  • un podcast le dernier mardi du mois.

Et c’est tout ! Ça désencombre vachement, non ?

Si vous voulez visiter les coulisses de mon organisation (en période de douleurs, mais quand même), je vous laisse la vidéo.

Je t’emmène, pendant une semaine, dans mon quotidien d’autrice avec des douleurs chroniques. (Ou comment je m’organise quand je tourne à 50% de mes capacités.)

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