Je l’expliquais à travers ma méthode flocon revue et améliorée (si vous n’avez pas encore récupéré le livret, c’est dans les Bulles créatives) : je construis toujours (et depuis quelques années, maintenant) mes synopsis de travail tiers par tiers. Pour deux raisons :

  • Je trouve cette méthode beaucoup plus pratique (surtout pendant la phase des corrections, je me remercie toujours d’avoir pris le temps de relire plusieurs fois, même si ce n’est pas le but avec un premier jet)
  • Je ne me considère pas comme une architecte.

Je ne me considère pas comme une architecte

Je ne me considère pas comme une architecte, mais pas comme une jardinière non plus. Si je construis effectivement un synopsis de travail et un plan, si je liste les scènes importantes, je ne pousse pas jusqu’à établir des fiches-personnages, par exemple. Non, moi, je préfère me qualifier d’archinière. (Tout comme il y a des jarditectes.)

Je reste assez carrée quand il s’agit de préparer un roman. J’ai besoin de savoir quel personnage se déplace, à quel moment et pourquoi ; qui le suit ou qui il entraîne avec lui ; où il va et s’il a une idée d’où ça le mène. D’un autre côté, j’ai conscience qu’un personnage, ça évolue, et si les miens restent sagement dans leurs clous, il leur arrive quand même d’amener un dialogue ou une scène non prévus. C’est pourquoi je rédige mes synopsis de travail au fil de l’écriture. (Sauf le premier tiers, qui, lui, intervient au cours de la phase préparatoire.)

Ma phase préparatoire dans le détail

Je distingue deux grands temps dans l’écriture de mes romans (évidemment, ça n’implique que moi) : les deux premiers tiers et le dernier tiers, là où les réponses doivent tomber de façon cohérente et sans s’enchaîner.

Les deux premiers tiers du roman

Les deux premiers tiers du roman occupent 60 % de mon processus d’écriture. (Et du diagramme que je vous ai partagé au-dessus.) Je ne les mets clairement pas au même niveau que le dernier tiers. Le début est, pour moi, la partie la plus facile. Comme je travaille sur des scènes de brouillon en amont de l’écriture, j’ai déjà le ton des personnages et un contexte très complet. (Le fameux QQOQCP : qui, quoi, où, quand, comment et pourquoi ?) Mais ça, c’est vraiment la partie rigolote du processus.

Le dernier tiers du roman

Le dernier tiers du roman occupe 40 % de mon processus d’écriture, mais ce sont 40 % bien costauds, puisqu’ils

  • dénouent les dernières intrigues secondaires
  • dénouent l’intrigue principale
  • règlent les problèmes rencontrés par les personnages.

C’est là aussi que je me remercie d’avoir pris le temps de relire et d’ajuster pendant 33,4 % sur les 60 % totaux des deux premiers tiers. Parce que c’est immanquablement pendant l’écriture du dernier tiers (même avec un synopsis de travail) que je me prends les pieds dans le tapis de la narration. Et comme j’ai tendance à bâcler mes fins de romans pour finir plus vite… (Ce n’est pas pour rien que je vous conseille tout le temps de ne pas bâcler vos fins de romans.)

Il en faut peu pour être heureux

Il y a donc très peu de raisons pour lesquelles je construis mes synopsis de travail tiers par tiers, mais elles me sont évidentes et essentielles. Bien sûr, cette méthode ne conviendra pas à tou·te·s (comme toute méthode d’écriture, d’ailleurs), d’autant plus qu’elle implique de revenir sur le premier jet au cours de celui-ci. (Ce qui n’est pas conseillé, car le premier jet n’a pas à être parfait, mais surtout, il n’est pas fait pour qu’on revienne régulièrement dessus.)

Dans le cas où vous souhaiteriez n’intégrer qu’une partie de ma méthode à la vôtre, vous pouvez toujours récupérer mon livret Ma méthode flocon revue et améliorée sur simple inscription aux Bulles créatives. (C’est la newsletter réservée aux auteur·rice·s.)

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Aude Réco

Je suis autrice dans les genres de l’imaginaire et la romance à destination des adultes et des jeunes adultes.

Mes fictions ont un but divertissant, tout en abordant des thématiques qui me sont chères, sans forcément verser dans la morale : passé, identité, famille, différence, vie après la vie. (Parce je préfère voir la mort comme une étape non définitive.)

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